Le Parkour
Le Parkour (ou « art du déplacement ») est une pratique sportive consistant à se déplacer d'un point A à un point B, et ce en recherchant avant tout l'efficacité dans le franchissement des obstacles. Cette efficacité combine la rapidité, l'économie d'énergie et la prudence. Le parkour se pratique aussi bien en milieu naturel qu'en milieu urbain, c'est ensuite au traceur d'imaginer le chemin qu'il va suivre, quels obstacles il va franchir et cela en fonction de ses capacités.
Cette discipline créée en France, à Lisses et à Evry par David Belle et Sébastien Foucan. Inspirée de « la méthode naturelle d'éducation physique » de Georges Hébert, elle s'est répandue dans le monde entier.
Le traceur (pratiquant du Parkour) essaie de trouver spontanément des endroits par lesquels passer, que personne n'empruntera hormis lui. Il cherche les obstacles qu'il peut surmonter. Ces déplacements ne se font pas n'importe comment, le mouvement doit être utile, efficace, rapide et simple. Les acrobaties (saltos, etc.) y sont donc prohibées car elles ne présentent pas les qualités d'utilité et d'efficacité. Les acrobaties peuvent apporter un esthétisme et un plaisir personnel mais cette pratique d'« accros » n'est en aucun cas du parkour.
La pratique du parkour nécessite une bonne condition physique afin d'avoir une meilleure résistance aux chocs. Un bon physique permet aussi d'augmenter les capacités, l'agilité, le mental et la confiance en soi du pratiquant. La prise de risque est calculée et par exemple la pratique sur les toits n'est pas nécessaire, le sol représentant bien plus d'obstacles à passer.
Quelques mouvements ont leur terme consacré :
* Saut de chat : franchissement d'un obstacle en plongeant et en poussant sur les bras afin de passer ses jambes entre ses bras.
* Saut de Bras : saut sur un mur, ou autre prise, conclu par une réception avec les bras (et amortie par les jambes).
* Saut de Détente : saut réalisé avec élan ou sans élan pour franchir une distance.
* Saut de Précision : saut technique, à pieds joints, dont la réception se fait sur une petite surface (muret par exemple), et généralement associé à un saut de détente.
* Saut de Fond : saut effectué d'une hauteur importante suivi généralement (très néfaste pour les articulations) par une roulade.
* Tic Tac : appui sur un objet ou un mur avec le pied pour passer par dessus un obstacle (ou une portion de vide), ou exécuter un saut de bras .
* Passe-Muraille : technique de franchissement d'un mur d'une hauteur assez importante : consiste à prendre appui sur le mur avec un pied pour atteindre une plus grande hauteur.
* Lâché : consiste à se lâcher d'une hauteur quand on se tient par les bras, en effectuant soit un saut de fond, soit en se rattrapant à une branche en contrebas par exemple
* Roulade : consiste à amortir sa chute en roulant au sol d'une épaule à la hanche du côté opposé.
* Retourné : consiste à passer au dessus d'une barrière ou d'un mur et de se raccrocher de l'autre côté, pour ensuite enchainer un mouvement (le plus courant après un retourné c'est un lâché).
* Réception : Techniques de flexion des jambes pour un atterrissage.
* Balancé : Suspendu à l'aide des mains sur une barre ou une branche, lancer le corps d'avant en arrière afin de se lâcher pour rattraper une autre prise ou exécuter une réception.
* Passement fluide : Mouvement de souplesse et de fluidité qui permet de passer les jambes puis tout le corps dans un espace le plus fin possible, comme l'écart entre deux barres horizontales.
* Planche : Technique pour monter sur un plan où vous tenez les bras au dessus de l'obstacle. Placer les mains à hauteur de l'obstacle, prendre appui, puis élever le reste du corps à la force des bras pour monter vers le haut.
Ces techniques peuvent se combiner (double saut de chat, saut de chat-saut de bras, etc.).
Les films:Le parkour, ou à défaut ses techniques, est représenté dans quelques productions cinématographiques. Yamakasi, un des premiers, représente une bande de traceurs effectuant des acrobaties sur les toits de Paris. Dans une scène de poursuite à pied dans Casino Royale, James Bond poursuit un terroriste (joué par Sebastien Foucan qui multiplie les sauts et les techniques propres à cette discipline. Le parkour est également représenté dans Banlieue 13 (avec David Belle en acteur), Les Rivières pourpres 2 - Les anges de l'apocalypse et Les Fils du vent. Il le sera aussi très prochainement dans le film Babylon A.D.. À noter aussi une scène dans Die Hard 4 : Retour en enfer où intervient Cyril Raffaelli qui joue un des rôles principaux dans Banlieue 13.
Le Break-dance
Le (ou la) break dance, ou breakdance, ou break, ou bboying, est un terme utilisé pour désigner un style de danse développé à New-York dans les années 1970 caractérisé par son aspect acrobatique et ses figures au sol. Un danseur de break dance est appelé breaker, b-boy, ou encore b-girl s'il s'agit d'une femme.
Histoire du breakdanceOrigines du terme break dance Kool Herc, un immigré jamaïcain, se rend compte que l'énergie des gens sur la piste de danse atteint son paroxysme à certains passages d'une chanson où ne sont présentes que la ligne de basse et la ligne de batterie. Il décide donc de jouer ces passages en boucle. Pour ce faire, il utilise deux tourne-disques (platines) et met le même disque sur les deux platines. Il passe ainsi d'un disque à l'autre, répétant le même passage. Ce passage s'appelle un break, ou breakbeat. Comme les premiers breakeurs fréquentaient beaucoup les soirées de Kool Herc, on les a appelés les breakers ou b-boys (b pour break), du surnom leur ayant été donné par Kool Herc lui-même. Par extension, on utilisera le terme break dance.
Influences du break danceIl est extrêmement difficile de dater précisément une genèse de la break dance. À la fin des années 1970, New York est un vivier cosmopolite où chaque couche d'immigration a développé son style de danse. Il est vraisemblable que les danses les plus populaires à l'époque étaient le good foot et le popcorn, inspirées des chansons Get On The Good Foot et Popcorn de James Brown. Ces danses consistaient en un mouvement de jambes rapide, où les danseurs passent d'un pied d'appui sur l'autre. On peut y noter une certaine ressemblance avec certains mouvements du swing, du charleston du lindy hop ou des claquettes. Cette danse devait sans doute aussi se danser sous forme de défis. La mode de se défier viendrait de l'atmosphère gangster environnante, mais aussi des concours de talents, qui sont alors très populaires.
On peut aussi penser à l'influence du locking qui est alors la danse la plus populaire sur la Côte Ouest des États-Unis, et du popping.
On ne sait pas exactement ce qui un jour a poussé les danseurs à descendre au sol après l'exécution de leurs mouvements de jambes. Les hypothèses sont nombreuses : les films de kung-fu avaient alors un succès phénoménal et l'art martial chinois inclut énormément de positions au sol. Un autre art martial, la capoeira, également très populaire, est une source fondamentale du break dance. Les danses traditionnelles cosaques ont également inspiré les breakers. En effet, certaines danses russo-slaves reposent sur les mêmes principes que le break : une exécution rapide d'un mouvement de jambes puis exécution de mouvements au sol. Il ne faut pas non plus oublier la forte immigration africaine présente à New York et l'immigration latine, qui ont amené énormément au break. On peut ainsi y voir une influence de la salsa dans les « footworks ».
Principes du breakdance La break dance est une danse qui se pratique en solo, en général au milieu d'un cercle (personnes se disposant en cercle, le danseur dansant au milieu du cercle). Les danseurs dansent chacun à leur tour: ils font des passages. Un passage se déroule de la manière suivante :
* le danseur s'avance au milieu du cercle et effectue des mouvements de jambe rapides qui rappellent ceux du boxeur Mohammed Ali. Cela s'appelle toprock, ou également danse de préparation, puisque c'est en effet seulement le début du passage, pendant lequel le danseur s'échauffe et aussi fait de la place pour pouvoir avoir assez d'espace pour danser. L'uprock, danse originaire du Bronx à caractère martial, peut aussi être effectué à la place du toprock.
* le breakeur exécute des figures appelées footwork, ou passpass, c'est-à-dire pendant qu'il a ses mains au sol, ses jambes courent autour de son corps.
* le danseur effectue des figures au sol (les phases) qui mettent en avant soit sa vitesse d'exécution, soit sa force physique, soit sa créativité à enchaîner de manière originale plusieurs figures.
En général, chaque danseur fait partie d'une troupe, couramment appelée crew. Ayant été à la base développée dans les quartiers difficiles du Bronx, cette danse en a conservé un esprit de gangs. Ainsi les crews se défient souvent les uns des autres: il s'agit de battle. Les deux crews se font alors face et font des passages chacun à leur tour. Le vainqueur est choisi par le public, ce qui a engendré des discussions interminables en raison de la partialité de cette méthode. Très vite se sont organisées des battles officielles, jugées par des danseurs-arbitres. La plus connue reste la compétition internationale Battle of the Year qui se tient en Allemagne tous les ans.
Break dance et danse deboutIl y a souvent eu un amalgame entre le break dance et d'autres danses. Quand la presse s'intéresse au break dance, au début des années 1980, elle ignore qu'une véritable culture de la danse a toujours été omniprésente aux États-Unis. La presse y voit un phénomène spontané et labellise toutes les nouvelles danses sous le terme unique de break dance.
Parmi ces danses qui furent assimilées à la break dance, on peut citer :
* le JB (imitation de James Brown, dont le Good Foot et le Popcorn)
* le Funky Chicken (qui donnera le locking)
* le Hustler
* le Smurf
* le locking (tel que développé par Don Campbell)
* le popping
* le voguing
* l'electric boogaloo
* le new style
* le waving
Ces danses n'ont aucun lien avec le break dance. En fait, elles lui sont toutes antérieures. Elles sont très populaires à l'époque des débuts du break dance, donc certains b-boys l'incluent dans leurs routines.
Pour tous ceux qui s'intéressent à ces danses, l'émission Soul Train est une véritable mine d'or.
VocabulaireRappel :
* Le hip-hop est un mélange de break dance, funk et d'éléments extérieurs à lui. Il est très utilisé par les jeunes en raison de ses figures acrobatiques. C’est un moyen d’expression, un moyen pour se défouler, une passion comme une autre et bien d’autres choses encore. C’est de loin la danse la plus utilisée dans les cités et dans les rues. Les quatre piliers du hip-hop sont le rap, le graffiti, le scratch et le break dance. C’est en effet la forme du graffiti mais en danse par exemple. C’est un même sujet d’une même nature qui s’est divulgué en différents domaines.
* Le (ou la) break dance (ou break) est un terme utilisé pour désigner un style de danse développé à New York dans les années 1970, caractérisé par son aspect acrobatique et ses figures au sol. Un danseur de break dance est appelé breaker, b-boy, ou encore b-girl s'il s'agit d'une femme.
* Le rap est une forme d’expression musicale avec des paroles du langage des jeunes de maintenant comme peuvent l’appeler certaines personnes. C’est un style de musique de plus en plus connu et de plus en plus utilisé. Il est le moyen de faire passer, en chanson, sa haine, l’actualité et tout autre sujet qui tient à cœur à l’auteur.
* Le graffiti ou tag est un style d’écriture particulier qu’on retrouve très fréquemment sur les murs et dont la police d’écriture est très complexe. Considéré comme un art, c’est également un moyen d’expression.
* Le scratch quant à lui est un procédé utilisé en musique permettant d’obtenir un effet sonore particulier.
Mouvements de base * Le six-pas (six steps) : le six steps est un des premiers mouvements au sol inventé. Comme son nom l'indique, ce mouvement est constitué de 6 pas ayant pour principe de tourner dans un sens, ou dans l'autre. Le haut du corps (tête au bassin) ne bouge pas, on doit toujours rester sur la même ligne et rester de face. Certains breakeurs y ajoutent même des variantes qui suivant les danseurs et surtout suivant le style de chacun, ajoute une particularité et l'identité de chaque breakeur.
* Le trois-pas (three steps) : le 3 steps est comme le 6 steps mais avec 3 pas. Il faut toujours revenir au point de départ.
* La coupole (windmill) : la coupole est un mouvement de rotation sur les épaules, elle s'introduit dans le groupe de « power move ». À chaque fin de tour, la position de départ est reprise : trax, bras positionné en angles droit, une main au sol et le coude sur l'estomac. L'écart des jambes ainsi que la vitesse sont deux facteurs importants pour la coupole. Il existe différentes coupoles :
* Coupole boule (ou « coupole baby ») : la position de départ n'est pas reprise. À chaque fin de tour, le danseur effectue une vrille (360°) sans les mains. Une fois le départ effectué, le danseur se trouve sur les épaules. De là, il donne une impulsion avec les jambes, qui va l'aider à tourner sur lui même pour se retrouver de nouveau sur les épaules, et ainsi de suite. Les jambes effectuent une flexion - extension pour une meilleure impulsion. La position des jambes et la vitesse sont très importantes pour cette coupole.
* Coupole ventrale : Cette coupole s'effectue les bras en prolongement avec le corps. Une fois le départ, le danseur se trouve sur les épaules. De là, il passe sur le ventre en remontant la tête ainsi que les jambes et se sert des appuis générés par ses bras pour enchaîner la rotation. De façon générale, la coupole est toujours en rotation.
* Le 90 (ninety) : normalement appelé ninety nine, c'est le fait de tourner en équilibre sur une main. L'expérience et la pratique permettent l'enchaînement de plusieurs tours. Un dérivé de ce mouvement est le sixtine, figure consistant à tourner sur une main comme le ninety mais en partant sur sa 1e main d'appui et non pas sur la 2e touchant le sol, comme le ninety. Avec de l'expérience, il est possible de réaliser un ou plusieurs tours en sixtine, puis en ninety, et enfin de terminer en enchaînant le tout avec une ou plusieurs vrilles. De très nombreuses variantes spectaculaires s'offrent aux b-boys et fly-girls expérimentés.